Historique
L’Arc-en-ciel est né du rêve audacieux d’une poignée de rêveuses et de rêveurs. Ce groupe, accompagné par Rose Pineault, avait compris que le moyen le plus sûr de se retrouver soi-même était de s’observer à travers ses propres rêves. Leurs rencontres étaient fréquentes et fécondes. Inspirés de la sagesse de leurs rêves et stimulés par l’ardeur du groupe, ils virent leur vie se transformer et devenir plus vivante et plus satisfaisante.
Soutenus par ces premiers rêveurs et rêveuses dont plusieurs font toujours partie de l’équipe d’animation et de direction du centre, Rose Pineault et André Lévesque, son conjoint, fondent L’Arc-en-ciel en 1983. Organisme à but non lucratif, reconnu comme organisme de bienfaisance, L’Arc-en-ciel s’est révélé un milieu vivant où chacun peut donner libre cours à sa créativité et devenir ce qu’il est réellement. Au fil des années, la programmation des activités s’est transformée, mais notre raison d’être est restée la même, offrir un lieu où l’on peut être soi-même, se retrouver, se ressourcer.
Bien qu’installé à Montréal à l’origine, L’Arc-en-ciel a toujours privilégié le contact avec la nature et avec les éléments. Les séminaires à la campagne, les rencontres de formation en résidence et les quêtes de vision en pleine nature ont sans cesse fait partie du cheminement proposé. Et c’est en 2007, soutenu encore une fois par des membres passionnés par le projet, qu’un autre rêve voit le jour ; nous acquérons un vaste domaine boisé en Estrie qui devient le centre de ressourcement de L’Arc-en-ciel à Sutton. Il nous permet d’avoir un lieu en pleine nature pour les personnes que nous accompagnons et pour accueillir d’autres groupes.
Parmi les personnes qui ont œuvré aux côtés de Rose et d’André dès la création du centre, nous retrouvons Katia Daudelin et Manon Lévesque auxquelles s’est joint Julien Blackburn quelques années plus tard. Passionnés par les rêves et engagés dans leur propre quête, ils ont participé aux différentes étapes du développement de L’Arc-en-ciel et veillent maintenant à son orientation.
La symbolique de l’arc-en-ciel
Dans de nombreuses traditions, l’arc-en-ciel est vu comme un pont, un chemin qui relie le ciel et la terre, l’esprit et la matière, le monde des humains et celui des dieux. Et c’est cette union que nous cherchons. Dans la mythologie grecque, l’arc-en-ciel, c’est l’écharpe que déroule dans sa course aérienne la déesse Iris, messagère des dieux.
L’arc-en-ciel, c’est également toutes les couleurs réunies, chaque personne apportant la sienne, créant un mouvement d’ensemble. Dans notre logo, un vol d’outardes symbolise la force du groupe, la solidarité, l’entraide et le soutien mutuel.
Les fondateurs
Rose Pineault (1932-2020)
Depuis l’enfance, dans tous les moments importants de sa vie, ses rêves ont été présents et l’ont guidée. Rose a d’abord entrepris une carrière dans l’enseignement, mais ses questionnements et son désir ardent d’élargir les frontières de la conscience l’ont conduite bientôt vers le Yoga. Puis sa recherche l’a amenée à explorer différentes approches d’intervention (psychosynthèse, intervention jungienne, intervention gestaltiste, psychologie transpersonnelle, chamanisme).
En 1983, elle fonde L’Arc-en-ciel avec son conjoint, André Lévesque. À travers les ateliers et la formation qu’elle crée, elle enseigne à des centaines de personnes à utiliser leurs rêves comme outil précieux de connaissance de soi et d’éveil de la conscience. Au fil des ans, elle se retire peu à peu de l’animation pour laisser la place aux personnes qu’elle a formées, tout en continuant de les soutenir sans relâche dans leur démarche.C’est avec amour, rigueur et générosité qu’elle a accompagné et soutenu tout au long de sa vie les chercheurs qui sont venus à elle.
André Lévesque (1939-2013)
L’humour, la poésie, les auteurs classiques et la philosophie ont fait partie de l’univers d’André Lévesque. Le yoga et les rêves lui ont ouvert la voie vers une connaissance profonde de lui-même.
Professeur à l’esprit ouvert et rempli d’humour, André Lévesque cherche des réponses aux questions existentielles : qui suis-je ? Qu’est-ce que je suis venu faire ici ? La pratique du yoga lui apprend à se relier au Tout. Par la suite, des formations en intervention gestaltiste et en bioénergie lui montrent comment prendre soin des blessures du passé. De plus, ses rêves sont une source sûre de réponses à ses questions. Après avoir animé des sessions de yoga pendant dix ans, il fonde L’Arc-en-ciel avec son épouse. Atteint par la maladie de Parkinson, André Lévesque a poursuivi son long chemin vers l’unité et s’est paisiblement éteint à l’automne 2013.

